L'Orpaillage au Mali

Combien sont-ils les orpailleurs du Mali ? Question difficile en ce sens que tout paysan malien des régions de Sikasso, Kayes ou Koulikoro est un potentiel orpailleur. On pourrait alors les estimer à pas moins d'un million de personnes.


Au niveau national, l’exploitation aurifère a lieu dans trois régions que sont : - La première régions administratives du Mali (Kayes) avec les célèbres mines industrielles de Sadiola, Tabakoto, Yatela, Loulo, Kodieran etc. Et à coté des exploitations industrielles, il y a les placers aurifères et l’exploitation par dragues à Keniéba (chef lieu de cercle). - La deuxième région administrative au Mali (Koulikoro) avec ses mines semi-industrielles dans le cercle de Kangaba, mais des placers aurifères (Kokoyon, et Dabalé) et des dragues le long du fleuve Niger qui parcoure la région. - La troisième région administrative du Mali (Sikasso) avec ses mines industrielles à Syama, Kalana et Morila; mais aussi des placers aurifères à Bougouni (chef lieu de cercle), Yanfolila (chef lieu de cercle) et Matiogo dans le cercle de kadiolo. - Dans les autres régions, l’orpaillage se pratique de façon sporadique le long des cours d’eau et avec des fortunes diverses.
L’orpaillage au Mali produit 3 à 4 tonnes d’or par an, soit 4 000 kg malgré le caractère informel de ce secteur. L’un des objectifs prioritaires de la Chambre des Mines du Mali est d’informer les partenaires techniques et financiers sur les options technologiques et régulatrices pour transformer ce secteur en une activité durable, contribuant pleinement aux exportations nationales. Plus spécifiquement, pour la Chambre des Mines du Mali, il va s'agir:.
- D’élaborer des projets d’assistance technique permettant de résoudre des problèmes d’orpaillages au Mali. Pour cela la Chambre des mines du Mali doit :


  • 1 Procéder à un recensement généal. des cites d’orpaillage et des orpailleurs : Ce recensement permettra de répertorier tous les cites d’orpaillage, mais aussi de connaître les besoins et les difficultés réel sur le terrain.
  • 2Procéder à une organisation rationnelle des orpailleurs : les orpailleurs sont des travailleurs indépendants qui n’appartiennent, par nature, à aucun système d’organisation rationnelle. Ils ont toujours travaillé de manière informelle. Aucun texte de loi ne régie le secteur de l’orpaillage. Cependant, les communes où se pratique l’orpaillage sont habilitées à prendre des actes réglementaires. Aujourd’hui la Chambre des mines du Mali voudrait faire de l’orpaillage une activité formalisée à travers la création des coopératives d’orpailleurs, des GIE, ou tout autre regroupement économique. Une impérieuse nécessité de réglementer le secteur de l’orpaillage et de le soumettre à une gouvernance minière transparente et souple, dans une logique de développement local s’impose .
  • 3 Apporter un appui technique et financier aux orpailleurs : l'organisation de l’orpaillage permettra aux orpailleurs de gagner la confiance des partenaires techniques et financiers. Par conséquent d’avoir accès au capital financier et matériel. Le renforcement des capacités par la formation et la sensibilisation des orpailleurs sur les techniques de traitement avancé de l’or est nécessaire. Nous devons clarifier le statut des orpailleurs par rapport aux exploitants industriels et appuyer les orpailleurs dans la commercialisation. Aujourd’hui les orpailleurs n’ont accès à aucun capital. N’ayant ni statut ni revenus fixes, les banques ne leur accordent pas de crédits.
  • 4Suivre et contrôler l’activité des orpailleurs pour que l’orpaillage puisse être profitable à tous .